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Courir avec ou sans musique ?

Courir avec ou sans musique ?

28

Avril 2019

Sport, Divers

Hello, hello :))

J’espère que tu vas bien !

 Je te retrouve aujourd’hui pour répondre à une question qui est très certainement, après le “être ou ne pas être” très Shakespearien,  LA question qui fait couler le plus d’encre…

Courir avec ou sans musique ?

 Pour ma part, j’ai ma petite idée sur la question. Elle n’est évidemment ni bonne, ni mauvaise mais se base avant tout sur mon ressenti, mes nombreuses heures d’entrainements et les différentes situations que j’ai pu vivre durant toute ma pratique sportive.

Tu es prêt(e) ? Prépare toi bien parce qu’aujourd’hui, au menu, je t’ai concocté un petit article aux franches notes de “racontage de life” .

 

J’ai commencé la course à pieds en 2011. Et à mes débuts, du lundi au dimanche, je ne courrais que sur tapis. Même les séances longues. Et quelles séances : parfois jusqu’à 4h de suite ! J’avais donc intérêt à avoir une bonne playlist !  Combien de fois me suis-je retrouvée rouge tomate, le souffle court, parce que j’ai voulu me tenter un petit karaoké….Tantôt je me la jouais rockeuse sur fond de Van Halen tantôt j’étais plus branchée musique de film et je me voyais affronter tout plein de péripéties sur la musique du “Seigneur des Anneaux”… Anecdote véridique : Il y a même une fois où après le chant, j’ai voulu rajouter la danse et là, je suis carrément tombée du tapis… Le résultat n’était pas très beau à voir…

Après les entrainements, est venu le temps de la première course officielle : La Prom Classic 2012. Je t’avoue que j’étais un peu stressée. Je me demandais ce que je foutais là, une habitude qui n’a pas tellement changé avec les années ;)). J’ai mis mes écouteurs et je me suis tout de suite sentie rassurée. Cette musique familière que j’écoutais tout le temps en entrainement me plongeait dans ma bulle, dans mon petit monde à moi. Pendant la course, je ne me posais plus de question. Je n’écoutais plus ces pensées parasites qui me disaient que j’étais nulle. Que tout le monde me doublait etc.etc. Je n’écoutais qu’elle. Avec ma musique, j’étais forte.  Lorsque je me sentais faiblir, elle me reboostait, m’encourageait à maintenir l’allure, me poussait à continuer.

A partir de cette course, pour moi, la musique et la course à pieds étaient devenus complètement indissociables.

Plusieurs années après, j’ai entamé la préparation de mon premier marathon. Celle de Nice-Cannes 2017. C’était un véritable challenge pour moi qui avait mis le sport entre parenthèses durant mes études. J’étais avide de nouvelles sensations et lorsque mon père m’a dit qu’il courrait désormais sans musique, je me suis dit “pourquoi pas essayer ?” Après tout, ça ne coûte rien…

Alors, j’ai débranché mes écouteurs, j’ai arrêté de courir sur tapis. J’ai chaussé mes baskets et je suis sortie de chez moi. Je me suis mise à courir en bord de mer, en forêt, en montagne… à chaque foulée, la Nature m’émerveillait un peu plus. Sans musique, j’étais beaucoup plus attentive à ce qui m’entourait. Le chant des oiseaux, le bruit du vent dans les arbres, le craquement des feuilles, ces magnifiques gypaètes qui planent au dessus des montagnes… Mes séances étaient également de meilleure qualité car bizarrement, sans musique, j’étais davantage à l’écoute de moi-même. Ma respiration, le rythme de ma foulée, ma fréquence cardiaque… Je lâchais prise en même temps que je reprenais le contrôle.

Lors de ma première course sans musique, j’ai vraiment vu une différence. C’était une sensation complètement à part. J’ai pu écouter ma respiration, visualiser le parcours. Lors des moments un peu durs, j’étais encouragée par la fanfare, les “allez” des spectateurs sur les bords de route. J’ai également partagé la souffrance des autres coureurs, écouté leur souffle court. On s’est encouragé dans notre effort commun. Et comme ma région est l’une des plus belle de France (oui je suis un peu chauvine;), j’ai aussi pu apprécier le paysage qui était juste somptueux. Bref, j’ai vraiment kiffé le moment. J’ai profité de cette course et je me suis créé de vrais souvenirs.

Aujourd’hui, je continue de courir sans musique en course officielle et lorsque je suis dans la nature. Lorsque je suis en ville ou en salle, je t’avoue qu’il m’arrive de prendre mes écouteurs.  En effet, parfois l’entrainement est un peu barbant et j’ai besoin d’un peu plus de motivation. Parfois aussi, certaines personnes se permettent des remarques pas toujours très sympathiques. La plupart du temps, je m’en fiche, mais parfois je peux y être un peu plus sensible selon mon mood et du coup, avoir mes écouteurs me permet de ne pas y prêter attention. Ҫa évite les remises en questions et les complexes inutiles. En bref, je suis mes envies. Tout simplement.

 Quant à ceux qui me diront que lorsqu’on court sans musique, on s’ennuie… j’ai envie de vous dire :

“Essayez et vous verrez !! ”

Et toi ? Plutôt avec ou sans musique ?

Tchâo tchâo !

Lady Run Alive

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