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Consommer Bio : s’y retrouver !

Consommer Bio : s’y retrouver !

25

Avril 2019
 Green Lifestyle

Hello, Hello :))

En ce moment, on nous  rabâche beaucoup les oreilles avec ça. Tu les as certainement entendu ces : “C’est important de regarder ce qu’il y a dans son assiette !”, “regarde bien les étiquettes hein ?! On ne sait jamais”, “Nan mais moi tu sais, je ne consomme QUE des produits bio” … ET J’EN PASSE !

Je pourrai encore t’en citer beaucoup des comme ça, mais bon, tu l’auras compris : aujourd’hui on va parler alimentation. Et plus particulièrement alimentation bio.

Il y a encore 10-15 ans, la consommation de produits bio était plutôt confidentielle et peu de personnes y étaient sensibles. Aujourd’hui, consommer bio a la « côte » et ce type de commerce devient de plus en plus courant et accessible. Les ménages séduits par ce type d’alimentation sont en hausse et le marché s’adapte : Presque toutes les marques de grande distribution ont ouvert leur gamme “bio”. Mais à l’heure où beaucoup de questions se posent quant à nos choix de consommation, est-ce que tous ces “bio” se valent ? Faut-il davantage privilégier une enseigne plutôt qu’une autre ? Est-ce que consommer bio = consommer éthique ? Que faire pour y avoir accès à moindre coût ?

Ҫa fait beaucoup de questions non ?!

LE BIO  : KÉSAKO ?

Lorsqu’on parle de produits “Bio”, en fait cela signifie : produit ou denrée issus de l’agriculture biologique. Ce type d’agriculture garantit un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Ainsi, aucun produit chimique de synthèse (comme les pesticides) n’est utilisé. Ce sont des matières organiques naturelles (ex: fumier) qui sont privilégiées. En terme d’énergie, l’agriculture biologique entend  utiliser les ressources de la manière la plus responsable possible pour ne pas altérer la qualité de l’eau et des sols. Les éleveurs, quant à eux, élèvent leurs animaux en plein air afin de garantir un cadre de vie sain et non stressant à ces derniers. Leur alimentation est également exempte d’OGM et d’antibiotiques. Ainsi ce sont les races les plus résistantes aux maladies qui sont favorisées. De part l’absence d’OGM et de produit chimiques, les produits de ce type d’agriculture sont bien plus rustiques et authentiques. Leur forme n’est pas toujours identique. Le goût naturel des produits (notamment des fruits et légumes) est préservé et les propriétés nutritives bien plus intéressantes. Avec ce modèle d’agriculture, l’économie rurale est aussi favorisée. Le prix des produits vise à rétribuer les agriculteurs de manière équitable et décente. Les prix sont donc plus élevés qu’avec l’agriculture traditionnelle.

Repérer les produits Bio:

Tu ne sais pas comment repérer un produit bio ? Pas de panique ! Nos amis les labels sont là pour te guider. Et crois moi il y en a un paquet rien qu’au niveau français et européen. Les plus connus demeurent quand même le label AB (créé par le Ministère de l’Agriculture et propriété de ce dernier) et le label européen (appartenant à la Commission Européenne). Ces deux labels garantissent que l’aliment est composé d’au moins 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Dans les deux cas, les OGM ne sont pas utilisés, mais avec le label européen la contamination accidentelle est autorisée. Ainsi, avec le label AB, le taux d’OGM autorisés est égal à 0,1% . Ce seuil passe à 0,9% avec le label européen.

Peut-on faire confiance aux labels ?

La Charte bio est composée de très nombreux critères, que les  producteurs, transformateurs ou vendeurs de produits bio doivent respecter s’ils veulent pouvoir utiliser les logos biologiques. Ainsi, Ecocert, un organisme d’inspection agréé par l’Etat français contrôle très régulièrement les exploitants. Minimum 1 fois/an. Ainsi, ces inspections garantissent au consommateur que le produit qu’il achète est bien issu du mode de production biologique. De ce fait, en théorie, lorsque tu achètes des tomates bio chez LIDL ou chez Biocoop, cela revient exactement au même ! Pourtant, il y a bel et bien une différence.

 

EST-CE QUE CONSOMMER BIO = CONSOMMER ÉTHIQUE ?

Avec ce que je t’ai dit, tu dois te dire que l’agriculture bio, c’est le mode de production idéal. Et bien pas exactement. C’est même loin d’être tout rose. Tu vas me dire : “mais tu viens de me dire que les labels étaient fiables, qu’il y avait de nombreux contrôles etc.” Attends je t’explique. Y a quand même des dérives. Comme je te le disais, depuis 10-15 ans, le marché est en plein “boom”. Les gens sont davantage concernés par leur santé et celle de leurs proches et regardent de plus en plus ce qu’il y a dans leur assiette. Ainsi, la production biologique a augmenté de presque 15% entre 2016 et 2017 et ça continue de monter. Les enseignes de grande distribution ont mis leurs nez là-dedans et se sont mises à ouvrir leurs gammes bio. Or, la  plupart de ces gammes bio sont produites à l’étranger et les ouvriers qui travaillent dans ces plantations ne sont pas toujours rétribués à la hauteur de leur travail. Les cultures se font de manières intensives, sous serres (notamment dans des pays comme l’Espagne) et les producteurs peuvent s’accommoder parfois de “flous” dans la Charte. Et comme la demande est toujours en hausse, l’importance de produire plus devient une nécessité pour les producteurs qui doivent importer des produits parfois difficiles à tracer (ex: céréales destinées à la nourritures des poules ou du bétail). Mais que ce soit en supermarché ou en magasin bio, je te mets au défi : Jette un coup d’œil au rayon fruits/ légumes : tu me diras combien viennent de France. Quand on connaît l’impact écologique qu’a l’avion , je ne te cache pas que ça fait un peu mal aux fesses. Pauvre de toi ! Toi, tu t’imagines que tu fais le bien sur terre alors qu’en fait ton kiwi a juste fait 30000 km pour arriver dans ton super smoothie bowl. Je ne te parle pas non plus des nombreux scandales comme l’ horreur dans les abattoirs bio, ou la présence de mercure dans des saumons pourtant certifié bio (encore plus que dans les saumons de l’élevage classique). Et puis, comme dans tout secteur qui marche bien, il y a toujours des gens qui sont tentés de se faire plus d’argent. On n’est pas dupe ! Les industriels sont aussi dans la place et lorsque tu vois du coca bio, tu as de quoi te poser quelques questions.

Y a pas à dire, ce n’est pas parce qu’un produit est estampillé bio qu’il est forcément bon pour ta santé ou même éthique. Disons simplement qu’il est “moins pire” que les autres et que le décryptage des étiquettes est toujours de mise.

COMMENT FAIRE SES COURSES ?

Tu te demande certainement alors comment faire ? Comment consommer de manière éthique, prendre soin de ta santé sans pour autant nuire à la planète mais sans te ruiner non plus ? Parce que manger bio, ça coûte cher ! Je te révèle ici tous mes bons plans. Ne te méprends pas, je ne suis pas parfaite. Je cherche encore mais avec les années, j’ai pu mettre en place quelques petites habitudes qui rythment aujourd’hui mon rituel course et qui me permettent de me faire plaisir avec un moindre impact environnemental et surtout sans culpabiliser (enfin le moins possible). Allez, rien que pour le plaisir, je te propose de rentrer un peu plus dans le détail 😉

Bon plan 1 : Privilégier les fruits et légumes de saison

Aujourd’hui, je privilégie le local, le made in France et les produits de saison. Du coup, je regarde à deux fois avant de prendre tel fruit ou tel légume. Oui, maintenant, je me réjouis d’avoir des fruits rouges seulement au printemps, des pêches et des cerises cet été, de repasser aux pommes en automne… Je n’y ai plus accès tout le temps et c’est ça qui est bon.

Mais mes goûts suivent les saisons et je suis davantage créative en cuisine. Alors oui, je ne consomme plus de kiwi, ni d’avocat et il faut bien t’avouer que la composition de mes assiettes de fruits cet hiver étaient plutôt composées de pommes, poires, oranges, clémentines, pamplemousses…Bon et aussi de bananes… Oui, je ne suis pas parfaite mais je fais de mon mieux. J’ai un peu l’impression d’être une gamine qui attend le père Noël si tu vois ce que je veux dire 🙂 Du coup, pour tout ce qui est fruits et légumes, qu’ils soient bio ou en conversion,  je vais dans une coopérative de petits producteurs locaux : Le Marché de nos Collines au Rouret (06). Les produits sont locaux, bio et comme ils sont vendus sans intermédiaires, beaucoup moins chers. J’ai également la chance d’avoir un potager chez moi donc au niveau légumes, c’est plutôt pas mal même si en ce moment c’est plutôt chou et salade à tous les repas. Ah oui, aussi, petite astuce qui ne fait pas de mal: N’hésite pas lorsque tu vas dans un magasin bio à demander les fruits et légumes  invendus. Tu peux faire la même chose lorsque tu arrives en fin de marché. La plupart du temps, les fruits et légumes sont simplement un peu abîmés mais tout à fait comestibles et surtout délicieux.

ndlr : Lorsqu’un agriculteur décide de passer d’un mode d’agriculture traditionnel à un mode de production biologique, il effectue une période de transition, une période de “conversion”. En clair, il suit les règles de la production biologique sous contrôle d’un organisme certificateur mais ses produits ne portent pas la mention bio. Cette période de transition est de deux-trois ans pour les cultures et de six semaines à un an pour les élevages. A partir de la deuxième année de conversion, les produits végétaux obtenus peuvent bénéficier de la mention « En conversion vers l’agriculture biologique ».

Bon plan 2 : Privilégier tout ce qui est vrac

Depuis l’année dernière, j’essaye d’orienter mon mode de vie vers le zéro déchet. Me fournir en vrac était donc une étape pour ainsi dire obligée. En plus d’être écolo et de supprimer les déchets, ça coûte moins cher et c’est la classe dans la cuisine :)) Surtout que c’est de plus en plus facile de se fournir en vrac aujourd’hui.

Il y a un grand nombre d’épiceries vrac qui ouvrent leurs portes, des épiceries bio à l’instar de Biocoop qui ont un large rayon et même dans les supermarchés, c’est possible de prendre des fruits secs ou des céréales en vrac.

Bon plan 3 : Faire des commandes “en gros”

Pour tout ce qui est produits secs, je commande en ligne. Il existe de nombreux supermarchés bio en ligne qui proposent des prix souvent réduits par rapport aux magasins “physiques”. Je pense notamment à Greenweez, Koro, ou encore Kazidomi. Pour ma part, je fais globalement une commande par mois sur le site de La Fourche. Ce site vend des produits bio en ligne en réduisant au maximum ses marges pour proposer les prix les plus intéressants possibles.

Super top donc ! Je m’y retrouve surtout dans les produits sans gluten qui sont bien souvent très chers et introuvables sous la forme vrac.

Bon plan 4 : Passe au fait maison

Il y a des préparation que je consomme tous les jours mais qui sont très très chères en bio (ex : le pain, confiture, la pâte à tartiner, le lait végétal etc.)   C’est là que “mes talents de cuisinière” entrent en jeu : toutes ces préparations, je les prépare moi-même.

En plus de faire des économies, je sais exactement ce que je mets dedans. Surtout que ça ne prend pas tant de temps que ça. Je fais de grandes quantités que je peux même congeler et ressortir quand ça me chante. Et crois-moi, les économies que je fais sont énooooormes.  

Petit exemple : la pâte à tartiner aux amandes de la marque Jean Hervé coûte 14,89 € les 700g. Si je la fabrique moi-même avec la même quantité d’amande : 8.96 € (les 250g d’amande coûtent 3.20 € sur le site de la Fourche). Allez…peut être un peu plus si je me fais un kiff et que je rajoute un peu d’huile de coco etc. Mais tu vois l’idée !

Et toi ? Comment fais-tu tes courses ? ;))

TchâoTchâo

Lady Run Alive

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