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Compte rendu du Semi-Marathon de Cannes 2018

Compte rendu du Semi-Marathon de Cannes 2018

26

Février 2018

Sport, Running

Heyy:))

Alors? Prêt(e) pour ce premier article officiel ?

Le semi-marathon de Cannes, j’y étais déjà venue l’année dernière… en qualité de spectatrice. Et cette année, j’étais bien décidée à m’aligner sur la ligne de départ. Le parcours est ultrarapide et se compose de deux boucles, foulant les rues de Cannes en passant par la mythique Croisette. Une superbe course en bord de mer, très propice aux bons chronos.

Cette course s’est enrichie en 1999 d’un format 10km auquel j’avais participé en 2013 lors de mes débuts en course à pieds. Il s’agissait de mon deuxième 10km officiel et j’en ai gardé un excellent souvenir. De plus, recourir à Cannes était pour moi un immense plaisir puisque c’est dans cette ville que je suis devenue marathonienne en novembre dernier.

Sur ces belles paroles, je te laisse avec mon petit compte rendu !

1- INTERIEUR-NUIT-MAISON DE CÉLIA

5h du matin. Mon réveil sonne. Je ne suis pas surprise. Comme à chaque jour de course, voilà un bon moment que je tourne dans mon lit. Et puis, il faut dire que je m’étais couchée plutôt…tôt. Je coupe mon réveil, m’étire rapidement et hop ! C’est parti pour mon petit rituel d’avant course. Je monte à la cuisine et je me prépare un bon smoothie (2 bananes-15 dattes-eau) et deux cafés. Prendre mon petit dej suffisamment tôt avant la course me permet d’avoir suffisamment d’énergie sans avoir le ventre trop lourd et du coup, d’éviter les maux de ventre. Par ailleurs, petite astuce (attention minute glamour) : Le café, le matin,c’est assez radical pour “se vider”. En moins d’1h, je suis aussi légère que de l’air.

Une fois les batteries rechargées, j’en profite pour faire un point sur mon racepack. Je n’ai pas encore récupéré mon dossard. Du coup, je fais attention à ne pas oublier ma carte d’identité ainsi que les épingles à nourrice. En nana prévoyante, je prends même une petite serviette de bain si jamais j’ai envie de me tremper les pieds après la course.Tu vas voir, ça ne sera pas du tout nécessaire !

2-INTERIEUR-NUIT-VOITURE CÉLIA & SON PAPA

7h25. L’heure du départ a sonné. Je monte dans la voiture. Mon père m’y attends déjà. A sa tête, je vois bien que lui aussi est impatient. L’année dernière, il avait achevé le semi en 1h30 et cette année il comptait bien passer en dessous.

Mon objectif à moi est bien plus modeste. A mon dernier semi (courir pour une fleur) j’avais terminé en 1h55. Du coup, pour cette course, je vise les 1h53, voir au mieux 1h50. Février 2018 a été pour moi un mois assez compliqué au niveau motivation et il faut dire que je compte pas mal sur cette course pour ré-attaquer mars dans de bonnes conditions. Nous récupérons sur la route un autre coureur, membre du même club que mon père et nous filons sur Cannes. Pas trop de souci sur la route. Comme nous devions récupérer les dossards, nous avions pris pas mal d’avance. Par la fenêtre de la voiture, je guette la météo. De gros nuages gris s’amassent dans le ciel et le soleil est vraiment, mais vraiment, très discret. L’averse est proche mais, pour le moment reste contenue. A mon grand soulagement, le vent n’est pas de la partie.

3-EXTERIEUR-JOUR-VILLAGE DÉPART

Nous arrivons au parking. Parfait! Nous trouvons rapidement une place et nous filons au village départ. DAMNED!! Pour récupérer les dossards, nous faisons face à une immense queue. Comble de malchance, le pipi du stress se manifeste. Tant pis, je confie ma carte d’identité à mon père et je leur fausse compagnie. La queue pour les toilettes n’est guère moins importante mais petit à petit, les minutes passent et je peux enfin accéder au trône. Je jette un coup d’œil à ma montre. J’espère qu’avec toute cette attente nous aurons le temps de nous échauffer un peu avant de partir. Je retrouve mon père et son camarade dans le village, nous récupérons les dossards puis nous retournons à la voiture pour nous décharger. Nous nous équipons tranquillement en veillant de ne rien oublier. La température n’est pas trop basse et du coup j’ai décidé de courir en short. A mon grand désarroi, je quitte mon coupe vent et je revêts un sac poubelle de la toute dernière tendance. En quittant le parking, je sens que j’ai la classe. Une fois dehors, le froid se fait tout de suite sentir. L’échauffement s’impose de lui-même et nous commençons tranquillement à trottiner. Pas longtemps! Juste 10-15 minutes, histoire de dérouiller un peu les jambes. Nous enchainons également sur un petit réveil musculaire: jumping jacks, quelques squats et petits sauts sur place puis nous sommes prêts à rejoindre nos sas.

4- EXTERIEUR-JOUR-AVANT LE DÉPART…

Une fois dans le sas, le stress recommence à monter…

“Pourvu que je n’aie pas encore envie de faire pipi…”

me dis-je en mon fort intérieur. Je saute sur place pour ne pas me refroidir. Je jette des regards aux autres coureurs/coureuses. Ils m’impressionnent toujours avec leur carrure. Certains sont tellement secs et tellement musclés… comme à chaque fois,je me demande ce que je fous là.

5-EXTERIEUR-JOUR-TOP DÉPART

PAN!! ça y est! Le départ est donné. Je pense bien à démarrer ma montre et je commence à courir. Je me retiens de prendre un départ canon. J’ai trop peur de caler en plein milieu. Au bout d’1 km je sens que je peux déjà commencer à accélérer. Je pousse. Je jette un coup d’œil à ma montre: 12,2. ça va. J’accélère encore. Ma fréquence cardiaque suit. Je reste vigilante. 13,3. Attention à ne pas se griller. Ce n’est que le début de la course. Trouver le bon équilibre sans pour autant aller direct dans le rouge. Je veux juste ne pas descendre sous les 12. Tenir! TENIR! Les kms défilent. La pluie bat son plein. La route est parsemée de flaques. Je reste prudente. Maladroite comme je suis, je suis bien capable de m’étaler les quatre fers en l’air.

Nous longeons la Croisette. Nous passons tout d’abord devant les hôtels et boutiques de luxe avant de réellement rejoindre le bord de mer et la voie ferrée.

A notre gauche : la Mer. Grise et ombrageuse, elle rythme notre course de son fracas régulier contre les galets pendant qu’une petite fanfare nous encourage. 5 km: 22 minutes. Alors que les premiers sont déjà loin devant, je guette mon père sur la voie de droite. Je cours sans réfléchir jusqu’à ce que je l’aperçoive. Un tonitruant

“ALLEZ PAPA !”

s’échappe de ma poitrine. Il me sourit et agite sa main vers moi sans ralentir. Je poursuis mon effort. 12,4. tenir, TENIR! le 10 km arrive. 48 min. Ce n’est pas mon record mais peu importe. c’est un semi que je cours. Il me reste une boucle. Rien qu’une. J’essaye de faire “reset” dans ma tête. De faire comme si le départ venait d’être donné. J’accélère. Je sens que mes jambes tiennent le choc.12,8. Je me prends à faire des calculs bidons: Si je fais aussi bien sur ce 10 km que sur l’autre, j’arrive en combien de temps? Je chasse ces pensées de ma tête. Je cours, je cours. J’ai les pieds mouillés, trempés même. Déjà le bord de mer réapparait dans mon champ de vision. Je m’encourage. 12,4. Pourtant, sur l’immense promenade longeant la voie ferrée, je sens que je faiblis. Pas mes jambes, pas mon souffle. Juste cette impulsion qui me pousse à avancer. Le fait est: Après presque 2 boucles sur décor identique sous la flotte, je commence à m’ennuyer. 11,8. Alors là il n’en est pas question. Je grimace. Je redouble d’effort et lorsque je croise une nouvelle fois mon père, je sens que l’envie est revenue. Je repousse à 12,8. Il ne reste que 3 km. Je pense avoir limité les “dégâts”. Je jette un coup d’œil à ma montre. Si je tiens, je peux espérer finir sous les 1h50. Peut-être même sous les 1h45? Cette perspective me pousse à allonger encore ma foulée.13,4. Je m’envole vers la ligne d’arrivée. C’est dur. A cause de mes chaussures trempées, mes orteils sont recouverts d’ampoules. Quelques frottements sur la corne des pieds m’arrachent quelques grimaces, mais la perspective de me dépasser reste la plus forte.

La ligne d’arrivée est à 300m. Je vois mon père, déjà arrivé qui m’encourage. Je lance mon sprint. Un type juste devant moi le lance à son tour. Je le talonne. J’ai envie de vomir, de m’effondrer. Je sais que je ne le rattraperai pas mais peu importe. Je franchis la ligne d’arrivée : 1h41 et 46 secondes. Je suis tellement heureuse… Jamais je n’aurais imaginé réaliser un tel chrono.

6-EXTERIEUR-JOUR-APRES COURSE

Je ne sais plus où je suis, j’ai tout donné, je plane complet. Mon père me retrouve et me félicite. Lui aussi et super content: il a terminé en 1h27 et 16 secondes. Maintenant, je ne pense qu’à une chose: boire de l’eau. Des litres d’eau.Nous nous amassons sous les tentes pour nous protéger de la pluie battante. Les tables sont recouvertes de gâteaux, de bananes, d’oranges…Mon père s’en donne à cœur joie ! Pour ma part, je me suis contentée d’eau fraîche.

Après avoir récupéré, nous sommes rentrés à la maison pour savourer le bon repas que ma petite Mamoune nous avait préparé.

Au final, participer à ce semi m’a vraiment regonflée à bloc et m’encourage pour les courses à venir.

Le mot de la fin : Le Sud, même sous la pluie: c’est beau ! Oui, je suis très chauvine envers ma région et j’assume !

Et toi ? Ce weekend du 25/02? Tu as participé au Semi de Cannes?

A très vite et surtout n’oublies pas de…

Vivre intensément.

Lady Run Alive

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